).
C'est dans un cas comme celui-ci que le problème de la sécurité d'un réseau sans
fil prend toute son ampleur. En effet, empêcher l'intrusion physique dans un
bâtiment est relativement facile et légal. Par contre, en dehors de la propriété
privée, rien n'empêche l'intrus de se placer où bon lui semble pour capturer
des ondes radio "perdues" dans la nature... Le pire, c'est que cet intrus ne
tombe même pas dans l'illégalité car il a seulement capturé des ondes dans un
lieu public. C'est à l'émetteur des ondes de se protéger.
Pour lui, trois solutions se présentent:
Bien sûr, pour un usage non militaire (mais les militaires ont probablement
d'autres moyens que le 802.11), seule la dernière solution reste réaliste.
Ainsi, le bon cryptage des transmission est l'unique rempart qui puisse exister
dans 802.11 pour conserver la confidentialité.
C'est justement sur ce point que la norme 802.11 pose un problème. En effet, une équipe de recherche (Fluhrer, Mantin et Shamir [24]) a trouvé des failles dans le WEP :
La seconde idée s'est révélée la plus efficace et facile à mettre en oeuvre :
Elle se base sur le fait sue l'IV circule en clair sur le réseau. Elle nécessite
la connaissance du 1er octet de données.
Ce type d'attaque permet de déduire la clé dans certains cas. Elle permet la
récupération de la clé avec une efficacité bien meilleure que pour la recherche
exhaustive.
Ce type d'attaque a été mis en pratique avec succès par l'équipe de Stubbliefield,
Ioannidis et Rubin [20]. Elle a été réalisée en une semaine et a nécessité
2 heures de codage pour un investissement en matériel de 100$.
La principale difficulté était de deviner le premier octet. Or, une nouvelle
défaillance est apparue dans le standard 802.11 : malgré les différents types de
protocoles utilisés (ARP, IP), 802.11 rajoute une encapsulation sur tous les
paquets (le header SNAP du 802.2). Ainsi, TOUS les paquets commencent par l'octet
0xAA (0b10101010) ! Donc, ce qui était la principale difficulté de l'attaque s'est
révélée d'une simplicité déconcertante.
En utilisant ce type d'attaque, 256 cas "résolus" suffisent pour retrouver une
clé de 128 bits.
Selon une estimation, avec les outils maintenant disponibles, 2 jours doivent suffir à un attaquant inexpérimenté pour obtenir un résultat.