Le standard IEEE802.11 a avant tout été conçu dans un souci d'ergonomie et
d'efficacité. Les solutions de sécurité qu'il comprend sont des tentatives
louables, mais sont largement insuffisantes pour une utilisation en milieu
professionnel. Ainsi, lorsque quelqu'un veut sécuriser un réseau 802.11, il doit
configurer chaque machine individuellement avec la bonne clé WEP, sous le bon
index et au bon format (binaire, hexadécimal ou ascii...). Pour des réseaux de
dimension minime (moins de 5 machines), cela s'avère déjà périlleux pour
l'utilisateur Lambda. Ainsi, on trouve de plus en plus de réseaux 802.11 non
protégés et donc complètement vulnérables. Les dangers sont multiples :
- Piratage d'ordinateurs du réseau,
- Destruction de données ou introduction d'un virus,
- Utilisation d'une connexion internet à des fins illicites et où la
responsabilité du propriétaire peut être engagée.
Tout cela a interpellé certaines personnes qui se sont penchées sur le sujet :
Aux États-Unis et aussi maintenant un peu en Europe, des communautés se sont
transformées en cartographes 802.11 ! En effet, ces personnes parcourent les pays
dans une voiture munie d'un ordinateur portable, d'une interface 802.11 et d'une
antenne à haut-gain. Cela leur permet de localiser les réseaux sans fil laissés
apparents ou même totalement improtégés. Les données collectées sont ensuite
synthétisées sur Internet pour générer des cartes détaillées de la présence de
réseaux 802.11 au niveaux de villes ou de pays
(cf. ). On appelle cette
pratique le war driving.
Figure:
Une carte des réseaux 802.11 aux États-Unis générée par Wardriving
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Au-delà de ces pratiques subsistent les protections intégrées dans 802.11.
Nous allons voir quelles sont leurs failles.
Sous-sections
2004-08-25