La sécurité et la confidentialité ont toujours été des problèmes épineux
pour quiconque veut faire transiter des informations quelles qu'elles
soient. Le fait de passer par un canal physique pour l'acheminement des
messages permet de limiter les risques d'interception en évitant que ceux-ci
ne se propagent dans la nature et arrivent aux oreilles ou dans les mains de
qui voudrait connaître leur contenu. Ainsi, les réseaux filaires offrent ce
canal physique et assurent un minimum de confidentialité non négligeable :
pour intercepter un message, on doit se "brancher" physiquement sur le
réseau, ce qui pose des problèmes si celui-ci se situe dans une enceinte
confinée.
Cependant, le canal physique, malgré ses avantages, impose des contraintes
:
Ainsi, si l'on veut passer outre ces contraintes et permettre aux équipement
terminaux une certaine mobilité, on doit abandonner le canal physique (paire
cuivrée ou fibre optique) pour adopter un support optique
(laser/infrarouge) ou plus généralement radio (ondes hertziennes).
Bien qu'ils répondent aux contraintes posées par les équipements filaires,
ces types de supports posent un autre problème : leur émission se fait
de façon diffuse.
Ainsi, on se retrouve dans le même problème que si l'on voulait émettre un
message oral vers un voisin situé derrière une cloison très haute : avoir un
téléphone de chaque coté du mur permetterait une communication relativement
confidentielle mais imposerait une contrainte de câblage et de mobilité des
deux protagonistes. L'autre solution consisterait à crier le message assez
fort pour que ce voisin puisse l'entendre (et le comprendre) : les
contraintes imposées par un téléphone ne seraient pas là mais au moins la
moitié du quartier connaîtrait le message ! Donc adieu confidentialité.
C'est pourquoi, pour qu'une communication sans fil puisse permettre la
confidentialité, il faut :
La seconde solution est évidemment la plus adaptée : on appelle cela du
cryptage. Ce cryptage doit avoir deux propriétés essentielles :
Un autre problème se pose si l'on n'utilise pas un canal physique : celui de
l'authentification.
Reprenons l'exemple de la communication avec mon voisin. Cette fois, c'est
lui qui est sensé m'envoyer des messages à travers la cloison. Il utilise
pour cela le langage que nous avons imaginé précédemment. Cependant, rien ne
me dit que c'est vraiment mon voisin qui me parle de l'autre côté : un
intrus a pu subtiliser sa copie de notre langage ou même s'être fait passer
pour mon voisin depuis le début ! Voici donc mon problème : mon voisin
est-il authentique ?
La solution peut avoir deux natures :
Pour résumer, la communication sans fil, pour être sécurisée impose deux
contraintes : l'authentification et la confidentialité.
Bien sûr, la sécurité étant primordiale lorsque l'on parle de réseaux
informatiques, nous retrouverons ces deux contraintes dans l'utilisation de
réseaux sans-fil de IEEE 802.11.